|
La Finlande mise sur une recherche étendue
La nanotechnologie est à l'heure actuelle un sujet
qui fascine le monde des sciences. On pense qu'après
l'informatique et la biotechnologie ce sera le prochain secteur
de croissance. On mise fortement en Finlande sur une recherche
pluridisciplinaire dans ce domaine: la première chaire
de nanoscience vient d'être fondée à l'université
de Jyväskylä et le premier nanoproduit finlandais
est déjà sur le marché.
La nanotechnologie est la technologie de l'infiniment petit.
Le préfixe nano veut dire que les objets étudiés
sont des structures dont les dimensions se mesurent en milliardièmes
de mètre, en nanomètres. Un nanomètre
représente environ 1/80 000 de l'épaisseur d'un
cheveu humain.
Le caractère révolutionnaire de la nanotechnologie
réside dans le fait qu'elle rend possible la construction
et le façonnage de matériaux atome par atome,
molécule par molécule. Par conséquent,
les nanostructures offrent en principe des possibilités
infinies pour les caractéristiques physiques et chimiques
voulues pour les matériaux. On parviendra ainsi à
réaliser des équipements beaucoup plus petits,
plus efficaces et plus intelligents.
La nanotechnologie est pluridisciplinaire
La nanotechnologie est véritablement un domaine de
recherche pluridisciplinaire. Les chimistes, les biologistes,
les physiciens et les informaticiens y examinent les mêmes
phénomènes de leurs propres points de vue. En
Finlande on a mis en route un vaste projet de coopération
de nanochimie qui réunit six groupes de spécialistes
des universités de Helsinki et de Jyväskylä,
de l'Åbo Akademi de Turku ainsi que des écoles
supérieures techniques de Tampere et de Helsinki. Tous
ces participants coopèrent également avec des
universités européennes ou japonaises.
La première chaire finlandaise de nanoscience a été
créée au début du mois d'août à
l'université de Jyväskylä. L'unité
de nanoscience y est née à côté
des UFR de chimie, physique, biosciences et sciences environnementales
déjà connues pour leur savoir-faire en matière
de nanotechnologie. Des projets similaires sont aussi à
l'étude au Centre national de la recherche technique
(VTT), à l'Académie de Finlande et au centre
de développement technique TEKES.
La nanotechnologie en est encore au stade de la recherche
fondamentale mais, dans un certain avenir, d'ici à
dix ans peut-être, on pourrait voir des appareils nanotechniques
sur les rayons des magasins. Cette technique a de nombreuses
applications, des nez électroniques aux matériaux
intelligents qui réagissent d'une certaine façon
à la lumière, à la chaleur ou aux produits
chimiques ou des mémoires encore plus petites et plus
efficaces d'ordinateur aux vaisseaux spatiales construits
à partir de matériaux ultralégers.
La recherche génère aussi des entreprises
Pas loin de l'université de Jyväskylä ce
savoir-faire a déjà généré
son premier produit et sa première entreprise. La société
Nanoway Oy, encore de modeste envergure, a mis au point un
nanothermomètre capable de mesurer des températures
proches du zéro absolu. Cet appareil très pécis,
beaucoup plus petit qu'une tête d'épingle peut
être utilisé, sur Terre, dans les laboratoires
du froid et, dans l'espace, sur les capteurs sensibles à
la température des satellites environnementaux. À
ce jour on a déjà livré des dizaines
d'exemplaires de cet appareil qui coûte quelque dix
mille euros.


>>
www.nanoway.fi
>> www.jyu.fi
>> www.vtt.fi
>> www.aka.fi
>> www.tekes.fi
|