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Le nouveau parlement finlandais et le gouvernement qui
vient d'être nommé commencent avec, en héritage,
une situation difficile due à l'incertitude de l'économie
mondiale. La fin des opérations militaires en Irak
n'a pas éliminé les risques encourus par l'économie
internationale. D'un autre côté les fondements
de l'économie finlandaise sont toujours solides.
Avant les élections législatives qui viennent
de se terminer, on a suscité beaucoup d'expectatives
et promis des changements. Le noyau de la nouvelle coalition
gouvernementale est constituée du Parti du Centre et
de sociaux-démocrates avec à leur tête
la première femme Premier ministre de Finlande Anneli
Jäätteenmäki. Au moment où le gouvernement
se met au travail, il convient de rappeler que ce n'est que
lorsque la croissance économique sera garantie qu'il
pourra s'appliquer à tenir ses promesses électorales
les plus alléchantes.
Selon de nombreux avis les bases de l'économie finlandaise
sont plus solides que dans la plupart des pays européens.
La balance des paiements courants est fortement excédentaire,
il en va de même avec le secteur public. Les ratios
de capitaux propres des entreprises sont toujours suffisants
et les ménages ne sont que modérément
endettés. Il reste qu'en Finlande aussi on a, ces dernières
semaines, ramené les prévisions de croissance
du PIB à un niveau plus bas. Les estimations les plus
récentes varient entre 1,5 et 2,5 pour cent. La confiance
des consommateurs est à la baisse chez nous aussi.
Les entreprises aussi considèrent l'avenir proche
avec prudence. Selon les récents sondages, la situation
conjoncturelle restera faible, du moins au cours des premiers
mois de cette année. Les carnets de commandes de l'industrie
n'ont pas enregistré de nouvelles commandes ce printemps
et le degré d'utilisation de la capacité a fléchi.
Bien que l'emploi se soit nettement affaibli dans les entreprises
industrielles, le chômage n'a pas, pour l'instant, commencé
à augmenter dans tous les secteurs de l'économie.
Plus d'emploi
Les facteurs qui menacent l'économie mondiale sont
liés tant aux problèmes structurels américains
qu'européens. Outre les facteurs extérieurs,
la Finlande rencontrera dans les proches années à
venir des problèmes de base pour lesquels on n'a pas
encore trouvé de solutions. Il s'agit de problèmes
liés en particulier à l'emploi ainsi qu'à
l'évolution démographique et à la pression
à laquelle seront soumises les dépenses publiques.
Il faudra incontestablement accroître l'emploi, autrement
les bases du modèle finlandais de bien-être va
rencontrer des difficultés. Pour cela les vieilles
recettes ne seront pas suffisantes à elles seules,
on aura besoin de nouvelles ouvertures.
Le nouveau gouvernement a l'intention d'accroître les
dépenses publiques de plus d'un milliard d'euros d'ici
à la fin de la mandature. Il est positif de constater
qu'une partie de l'accroissement des dépenses est destinée
à développer le savoir-faire et le fondement
du savoir-faire finlandais. D'autre part, le nouveau gouvernement
a l'intention d'alléger l'imposition, en particulier
celle qui est liée au travail, bien qu'avec beaucoup
plus de prudence que le gouvernement précédent.
Pour des raisons tant structurelles que conjoncturelles il
aurait été souhaitable que l'on osât adopter
une ligne plus audacieuse concernant les allègements
fiscaux.
Le gouvernement s'est engagé à maintenir l'équilibre
de l'économie nationale pendant sa mandature, ce que
la stabilité de la situation actuelle favorise. La
Finlande peut maintenant se permettre une politique de relance
financière contrairement à beaucoup de grands
pays de l'Union européenne qui ont perdu cette possibilité
pendant les années de vaches grasses en ne se préparant
pas suffisamment à l'affaiblissement des conjonctures.
En fin de compte l'évolution d'un pays ouvert comme
la Finlande, où les exportations occupent une place
dominante, dépend de l'évolution de l'économie
mondiale. L'une des principales tâches de sa politique
économique interne est d'épauler le savoir-faire
et les points forts de la compétitivité du pays.
La Finlande restera une destination attractive pour les entreprises
et les nouveaux investissements que celles-ci réaliseront
lorsque le moment sera venu.

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