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La vie économique a établi la liste des priorités et des projets
Les innovations en avant pendant la présidence finlandaise

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9.6.2006
 

 
 

La présidence finlandaise de l'UE qui commence au mois de juillet ouvrira de nombreuses possibilités à la vie économique. La Confédération des entreprises finlandaises (EK) a rassemblé les principaux thèmes à débattre dans un même dossier. Arrive en tête la politique d'innovation.

"Il est logique pour la Finlande que la politique d'innovation en tant qu'élément essentiel de sa stratégie concurrentielle soit le thème principal de son mandat présidentiel. Nous disposons de conditions uniques pour exposer le besoin universel d'un cadre universel d'innovations et stimuler l'échange des données concernant les meilleurs méthodes pratiques", déclare Ulla Sirkeinen, chef du bureau de l'EK à Bruxelles.

Toute innovation présuppose pour réussir outre une R&D suffisante, un marché ouvert, une concurrence active et un cadre d'activité qui soutient largement le renouvellement et la prise de risque.

"Les autres secteurs politiques doivent à la fois soutenir l'innovation et lui opposer des obstacles. Il faut que la politique d'innovation parte plus de la demande. Elle doit être étendue jusqu'à toucher le financement et l'entrepreneuriat ainsi que le développement de l'activité commerciale, de la mise en réseau d'entreprises et de services et enfin la formation professionnelle", décrit Ulla Sirkeinen.

"Il faudra, pendant le mandat, prendre toutes les décisions relatives au septième programme-cadre de R&D ainsi que la décision portant sur le programme compétitivité et innovation. Ces décisions devront soutenir des performances de premier ordre. On devra faciliter la participation des entreprises en simplifiant les procédures et en assurant la production efficace des droits industriels.

Encourager l'entrepreneuriat et les PME

L'encouragement de la croissance des PME et de l'entrepreneuriat est pour l'EK indispensable tant à l'échelle nationale qu'à celle de l'UE. "Après tout l'Union compte 23 millions de PME qui donnent du travail à 75 millions de personnes", rappelle Sirkeinen.

Pour ce qui concerne la politique économique, il faudra encourager les entreprises à vouloir se lancer dans la croissance et à accroître la prise de risque. Il faudra développer et accroître les possibilités de financement des entreprises débutantes et de celles qui sont en voie de croissance. Quant à l'encouragement de l'entrepreuriat les systèmes fiscaux valables sont ceux qui incitent les entreprises à s'agrandir et à investir.

Une meilleure réglementation et la réduction de la bureaucratie amélioreront les moyens d'action des PME. Pour favoriser l'accès aux marchés l'EK considère qu'il est important d'ouvrir le secteur public à la concurrence ainsi qu'au commerce transfrontalier.

"Une proportion considérable de PME recèle d'énormes possibilités de croissance qu'il faudrait exploiter. Pour accroître la prise de risque, il faudrait améliorer les instruments de financement des prises de risque ainsi que les services innovation et conseil", souligne Sirkeinen.

Il faudra aussi développer l'éducation entrepreneuriale à tous les niveaux de formation. La commission joue ici un rôle important pour ce qui concerne la propagation des meilleures pratiques d'éducation entrepreneuriale.

Élargir la portée de la directive services

La commission a présenté au début d'avril 2006 une proposition modifiée de la proposition de directive sur les services qu'elle avait présentée il y a plus de deux ans. L'objectif en est d'ouvrir le marché des services de l'UE et d'en améliorer la fonctionnalité. Cette directive vise à faciliter toute activité de service qui s'établit de façon permanente dans un pays membre ainsi que toute offre temporaire de service d'un pays membre à un autre pays membre.

La proposition a réduit le domaine d'application de la directive en en écartant entre autres les services de transport, les services portuaires, les services de main-d'œuvre de louage, les services de santé, les services de sécurité ainsi que les services sociaux liés à l'habitat, à la puériculture et au soutien familial.

"La proposition modifiée de la directive sur les services n'a pas satisfait les attentes fixées par la vie économique. À notre avis la directive devrait chercher à couvrir le domaine d'application le plus vaste possible car, lorsqu'on laisse des domaines en dehors de ses compétences, on enlève aux pays membres la responsabilité de revoir les procédures administratives qui les concernent", commente Sirkeinen.

"Pour alléger ce problème, nous proposons qu'on ajoute à l'article qu'il soit exigé des pays membres qu'ils fassent connaître à la commission les lois, réglementations ou toutes autres contraintes administratives nationales, en vigueur ou nouvelles, qui permettent de limiter la liberté des offres de services. Il faudra en outre en établir un registre public que les prestataires de services pourront facilement consulter".

Autres projets importants pour la vie économique pendant la présidence finlandaise de l'UE

  • La politique énergétique

  • La politique climatique et environnementale

  • Les droits immatériels

  • La stratégie et la directive sur les déchets

  • La stratégie de croissance et de l'emploi

  • La politique commerciale et les relations internationales

  • Le droit de la concurrence et les subventions de l'État

  • La politique de formation professionnelle

  • La logistique

  • La politique d'immigration

  • La meilleure réglementation

  • Le règlement REACH

  • Le marché intérieur

  • La politique économique

  • La société de l'information

  • Le droit du travail

  • La politique fiscale

  • Le droit des sociétés

 




 

 
 


 

 
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