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La présidence finlandaise de l'UE qui commence
au mois de juillet ouvrira de nombreuses possibilités
à la vie économique. La Confédération
des entreprises finlandaises (EK) a rassemblé les principaux
thèmes à débattre dans un même
dossier. Arrive en tête la politique d'innovation.
"Il est logique pour la Finlande que la politique d'innovation
en tant qu'élément essentiel de sa stratégie
concurrentielle soit le thème principal de son mandat
présidentiel. Nous disposons de conditions uniques
pour exposer le besoin universel d'un cadre universel d'innovations
et stimuler l'échange des données concernant
les meilleurs méthodes pratiques", déclare
Ulla Sirkeinen, chef du bureau de l'EK à Bruxelles.
Toute innovation présuppose pour réussir outre
une R&D suffisante, un marché ouvert, une concurrence
active et un cadre d'activité qui soutient largement
le renouvellement et la prise de risque.
"Les autres secteurs politiques doivent à la
fois soutenir l'innovation et lui opposer des obstacles. Il
faut que la politique d'innovation parte plus de la demande.
Elle doit être étendue jusqu'à toucher
le financement et l'entrepreneuriat ainsi que le développement
de l'activité commerciale, de la mise en réseau
d'entreprises et de services et enfin la formation professionnelle",
décrit Ulla Sirkeinen.
"Il faudra, pendant le mandat, prendre toutes les décisions
relatives au septième programme-cadre de R&D ainsi
que la décision portant sur le programme compétitivité
et innovation. Ces décisions devront soutenir des performances
de premier ordre. On devra faciliter la participation des
entreprises en simplifiant les procédures et en assurant
la production efficace des droits industriels.
Encourager l'entrepreneuriat et les PME
L'encouragement de la croissance des PME et de l'entrepreneuriat
est pour l'EK indispensable tant à l'échelle
nationale qu'à celle de l'UE. "Après tout
l'Union compte 23 millions de PME qui donnent du travail à
75 millions de personnes", rappelle Sirkeinen.
Pour ce qui concerne la politique économique, il faudra
encourager les entreprises à vouloir se lancer dans
la croissance et à accroître la prise de risque.
Il faudra développer et accroître les possibilités
de financement des entreprises débutantes et de celles
qui sont en voie de croissance. Quant à l'encouragement
de l'entrepreuriat les systèmes fiscaux valables sont
ceux qui incitent les entreprises à s'agrandir et à
investir.
Une meilleure réglementation et la réduction
de la bureaucratie amélioreront les moyens d'action
des PME. Pour favoriser l'accès aux marchés
l'EK considère qu'il est important d'ouvrir le secteur
public à la concurrence ainsi qu'au commerce transfrontalier.
"Une proportion considérable de PME recèle
d'énormes possibilités de croissance qu'il faudrait
exploiter. Pour accroître la prise de risque, il faudrait
améliorer les instruments de financement des prises
de risque ainsi que les services innovation et conseil",
souligne Sirkeinen.
Il faudra aussi développer l'éducation entrepreneuriale
à tous les niveaux de formation. La commission joue
ici un rôle important pour ce qui concerne la propagation
des meilleures pratiques d'éducation entrepreneuriale.
Élargir la portée de la directive services
La commission a présenté au début d'avril
2006 une proposition modifiée de la proposition de
directive sur les services qu'elle avait présentée
il y a plus de deux ans. L'objectif en est d'ouvrir le marché
des services de l'UE et d'en améliorer la fonctionnalité.
Cette directive vise à faciliter toute activité
de service qui s'établit de façon permanente
dans un pays membre ainsi que toute offre temporaire de service
d'un pays membre à un autre pays membre.
La proposition a réduit le domaine d'application de
la directive en en écartant entre autres les services
de transport, les services portuaires, les services de main-d'uvre
de louage, les services de santé, les services de sécurité
ainsi que les services sociaux liés à l'habitat,
à la puériculture et au soutien familial.
"La proposition modifiée de la directive sur
les services n'a pas satisfait les attentes fixées
par la vie économique. À notre avis la directive
devrait chercher à couvrir le domaine d'application
le plus vaste possible car, lorsqu'on laisse des domaines
en dehors de ses compétences, on enlève aux
pays membres la responsabilité de revoir les procédures
administratives qui les concernent", commente Sirkeinen.
"Pour alléger ce problème, nous proposons
qu'on ajoute à l'article qu'il soit exigé des
pays membres qu'ils fassent connaître à la commission
les lois, réglementations ou toutes autres contraintes
administratives nationales, en vigueur ou nouvelles, qui permettent
de limiter la liberté des offres de services. Il faudra
en outre en établir un registre public que les prestataires
de services pourront facilement consulter".
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Autres projets importants pour la vie
économique pendant la présidence finlandaise
de l'UE
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La politique énergétique
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La politique climatique et environnementale
-
Les droits immatériels
-
La stratégie et la directive sur les déchets
-
La stratégie de croissance et de l'emploi
-
La politique commerciale et les relations internationales
-
Le droit de la concurrence et les subventions de
l'État
-
La politique de formation professionnelle
-
La logistique
-
La politique d'immigration
-
La meilleure réglementation
-
Le règlement REACH
-
Le marché intérieur
-
La politique économique
-
La société de l'information
-
Le droit du travail
-
La politique fiscale
-
Le droit des sociétés
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