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"L'internationalisation des entreprises européennes de service est d'une importance primordiale pour le développement économique" souligne Christopher Taxell qui a été nommé, en décembre dernier, président du Forum européen des services (ESF).
L'ESF, qui représente les entreprises de services européennes est destiné à promouvoir la libéralisation du commerce des services à l'échelle mondiale tant dans les négociations commerciales de l'OMC que dans les négociations locales et bilatérales de l'Union européenne.
Les membres de cette organisation créée en 1999 sont des entreprises des domaines des services, des organisations centrales européennes et des organisations commerciales nationales.
"Les négociations de libre-échange assurent la fiabilité du fonctionnement des entreprises et améliorent la prévisibilité de leur cadre d'exploitation", souligne Christopher Taxell.
"L'idée de départ est d'améliorer l'accès au marché des prestataires de services étrangers en, par exemple, supprimant les limitations d'investissement, en facilitant le commerce transfontalier ainsi que la circulation temporaire des personnes. L'objectif est aussi d'améliorer la transparence de la législation et de son application."
Excellentes perspectives
Le commerce des services est un des secteurs du commerce mondial qui connaissent la croissance la plus rapide. Les services représentent plus de 60 pour cent du PIB mondial. En Europe ils en représentent plus de 70 pour cent.
"Du point de vue du développement de l'économie du bien-être, des moyens de subsistance des citoyens l'importance des services est donc très grande", poursuit Taxell. "Le potentiel de croissance est en outre considérable car, à l'heure actuelle, les services ne représentent qu'à peu près vingt pour cent du commerce mondial".
"Les entreprises européennes de service de haute compétence ont d'excellentes possibilités dans le cadre de la compétition mondiale. Pour assurer ces possibilités il faut garantir des conditions concurrentielles égales sur les marchés extérieurs à l'UE".
Faire bouger le tertiaire
Selon Taxell le marché européen des services est très national: vingt pour cent seulement du commerce entre les pays membres est constitué de services.
"Les entreprises se heurtent à des obstacles en essayant d'offrir des services d'un pays à l'autre au sein de l'Union européenne. Ces obstacles limitent le développement des entreprises de services et de leur productivité et aussi, par conséquent, la compétitivité internationale".
Ces obstacles sont, entre autres, une bureaucratie compliquée, les restrictions protectionnistes nationales et les multiples procédures. L'objectif de la directive européenne des services en cours de mise en application est de faciliter la circulation des services au-delà des frontières des marchés intérieurs de l'Union européenne.
"Pour ce qui concerne les marchés extérieurs de l'UE, le marché européen des services est toutefois relativement ouvert. La majeure partie des investissements étrangers en Europe va au secteur des services, ce qui contribue aussi au développement des entreprises de services".
Des négociations à haut potentiel
Taxell pense que les négociations relatives à la libéralisation du commerce des services se sont trop longtemps traînées derrière celles du commerce des produits agricoles et industriels.
"Les pays membres de l'OMC doivent maintenant s'engager à produire des résultats notables lors des négociations relatives au commerce des services, s'entendre d'un commun accord sur un texte qui supporte cette position et améliorer considérablement ses offres de négociation".
Il souligne aussi l'importance pour la vie économique européenne des négociations de libre-échange, bilatérales et regionales, de l'Union européenne. Des négociations sont en cours avec plusieurs importants marchés en développement.
"Les négociations qui, du point de vue européen, ont le plus de potentiel se déroulent avec la Corée du Sud, l'Inde et quelques pays de l'Asea. On s'efforcera aussi d'ouvrir, dans un avenir proche, des négociations avec l'Ukraine et la Russie."
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La croissance est forte en Finlande
La part des entreprises de services privées dans le PIB est en Finlande de près de 50 pour cent et celle des entreprises publiques d'environ 20 pour cent.
Dans les entreprises de services privées la productivité a crû en moyenne de 1,7 pour cent par an entre 1995 et 2004. L'évolution a été considérablement plus faible dans de nombreux grands pays de l'UE.
Trois entreprises finlandaises sur quatre qui offrent des services à l'échelle internationale estiment qu'elles élargiront leur activité internationale dans ce domaine.
Du point de vue de la vie économique finlandaise les principaux secteurs de services sont les services d'entretien, d'assemblage et de réparation, l'informatique, le bâtiment, les télécommunications, les services de distribution et de transport, les services de financement et de commerce ainsi que l'environnement.
Sur le marché international des services les entreprises finlandaises rencontrent, par exemple, des problèmes au niveau des procédures d'autorisation et d'enregistrement, des exigences imposées à la forme juridique de l'entreprise, des monopoles nationaux ainsi que ds restrictions liées à la libre circulation des travailleurs.
"Si l'on s'entendait avec la Russie sur la libéralisation du commerce des services, on ouvrirait la voie à de vastes possibilités. Si l'on pouvait abaisser les barrrières, l'accès des PME au marché s'en trouverait considérablement facilité", déclare Christofer Taxell.
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www.esf.be
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