|
L'importance croissante des services en tant que moteur de l'activité économique est largement reconnue. Ils représentent en effet les deux tiers du produit intérieur brut et de la population active de l'Union européenne. Il en va de même en Finlande où le secteur tertiaire a traditionnellement été, dans de nombreux secteurs, moins développé que dans les autres pays européens. Lorsqu'on évalue l'importance des services, il convient de noter qu'en pratique il est souvent impossible de distinguer les activités commerciales des services de celles de l'industrie. La part des services offerts à leurs clients par les entreprises industrielles traditionnelles est nettement plus grande que celle des machines ou des appareils.
Considéré sous l'angle de l'activité commerciale le potentiel des services est énorme. Les services de santé et des affaires sociales, la formation professionnelle, les services énergétiques et environnementaux, les transports, le financement n'en sont que quelques exemples. Les services proprement dits de la vie commerciale (installation et entretien, informatique, consultance etc.), auxquels s'ajoute une forte dimension internationale, sont au moins aussi importants.
Lorsqu'on examine les moyens de faire progresser l'activité commerciale des services, on peut distinguer le niveau national, le niveau UE et le niveau mondial. Au niveau national le potentiel commercial offert par le secteur public est important. On peut produire les nombreux services des communes, en particulier, plus efficacement et de façon plus diversifiée qu'aujourd'hui. Il faudrait ici plus de coopération entre les communes et les entreprises.
La part des services dans le commerce entre les pays de l'Union européenne n'est que d'environ vingt pour cent. Les marchés européens des services sont très nationaux. L'objectif original de la directive sur les services qui en est actuellement au stade de la mise en application était de supprimer substantiellement les limitations nationales et la bureaucratie qui pesait sur les services. À cet égard la version finale, diluée, de la directive fut une déception. Elle a toutefois adressé aux pays membres un message fort ainsi que l'obligation morale de simplifier à l'échelle nationale les règles qui régissent l'activité des services.
L'ouverture du marché des services à l'échelle mondiale nécessite des règles uniformes, équitables et prévisibles. L'Organisation mondiale du commerce occupe ici une position-clé. Les efforts qu'elle a déployés pour mener à bonne fin le cycle de Doha sont, au moment où l'on rédige ces lignes, de nouveau dans une phase critique. Outre cela il faut clairement mettre l'accent sur la libération des services lors des négociations bilatérales de l'UE sur le libre-échange actuellement à l'ordre du jour.

|